mardi 30 mars 2010

Exutoire /ǝk.sytwa.ʁ/ Moyen de se débarrasser de quelque chose qui gêne.

C'est pas évident de partir longtemps (c'est MON blog, c'est MA définition de longtemps, bas les pattes).

D'un côté (on dira à gauche du ring, pour la forme), on prend la décision de partir et... Hop! le processus est enclenché inexorablement. Ça, c'est la partie facile. Le point de non-retour. Bilan du côté gauche: l'idée germa au mois de juillet 2009, et quelques semaines plus tard, la décision était prise.

Le côté droit est moins rose. Ouais, ouais, je me vois dans la tête de quelqu'un qui lit ce blog (ouais, un de vous trois!!), et qui se dit: "Quel con. Il part en voyage pendant 6 semaines et il va commencer à se plaindre!". Yep. Le con trouve difficile de se séparer de ses engagements durant 6 semaines. Non, je suis pas chef d'état, je n'occupe aucune fonction importante, et je n'ai pas la prétention de croire ma présence essentielle à quoi que ce soit. Mais... [On m'a toujours enseigné qu'il ne fallait pas commencer une phrase par "mais". Tiens. Je vais aussi la finir par "mais", ça va compenser.] Je disais donc? Mais. Ouais, mais. Je sens d'ici mes 9 bandmates trouver le temps long avec des pratiques incomplètes (3x semaine!) et une absence de travail de ma part pendant 1 mois et demi. Je sens mes collaborateurs au travail attendre après mes résultats un peu trop longtemps à leur goût. En fait, je sens encore tout plein de trucs. Et je suis totalement incapable de faire la part des choses.

Pour reprendre une phrase que j'ai bien aimée -et volée à une nouvelle amie!- : "Je réponds à ceux qui me demandent la raison de mes voyages: que je sais bien ce que je fuis, non pas ce que je cherche. - Montaigne".

Je la modifie: "Je réponds à ceux qui me demandent la raison de mes voyages: que je sais bien ce que je fuis, non pas ce que je cherche, et que je vois ce que je perds, ceux que je déçois".

Je pourrais bien me confondre en excuses. Il y a un petit quelque chose à l'intérieur qui se sent mal. Certainement pas des regrets. Peut-être de l'angoisse. Mais peu importe. Le processus est enclenché inexorablement. Bilan du côté droit: get used to it, le côté gauche est trop fort pour toi.

1 commentaire:

  1. La nouvelle amie te dit : tu decevrais bien plus les gens qui t'aiment d'etre malheureux a ne pas realiser tes projets.

    Zum Beispiel (je sais pas pkoi cette histoire me vient a l'esprit), ce matin, ya une caissiere folle et frustree a l'epicerie qui a fait un veritable drame a l'espagnol pcq ya un monsieur qui avait oublie de mettre le truc pour separer ses items du client suivant. Elle nous a tous engueule les uns apres les autres, moi j'ai decide que je parlais pu espagnol at this very moment alors j'y ai un peu echappe, mais elle a transmis sa frustration a tout le monde et nous a tous fait chier! Tu vois?? C'est ca, ne pas choisir sa vie!! C'est ca se faire marcher dessus par sa job et se refuser un peu de repos! Si tu viens pas ici, tu vas devenir une caissiere espagnole frustree!

    La vie continue, de l'autre cote de l'ocean, mais tu la rattraperas bien assez vite. :)

    RépondreSupprimer