Et bien, voilà ce qu'on pourrait appeler un faux départ. Merci à Continental Airlines pour leur service médiocre et pour avoir expédié mes valises je ne sais où dans le monde. En plus de porter le même linge depuis 3 jours, je suis aussi sans le poster que je dois présenter demain au plus gros congrès international sur le diabète. Scheisse.
Au moins, la température parfaite, mes hôtes sympas et la bouffe géniale me changent un peu les idées. N'empêche que je ne serai tranquille que lorsque je saurai si je peux retrouver mes bagages ou pas. D'ici là, je suis en conférence, donc ce n'est pas la fin du monde (sauf pour les amateurs d'hygiène corporelle).
*lendemain matin*
C'est fou ce que des boxers et des bas propres peuvent faire au moral! Ça et peut-être les 5 espressos gratuits de la conférence. Avec un peu de recul, je crois que je suis chanceux de faire du couchsurfing. Avec toutes les choses qu'il me manque, j'aurais été en carence permanente à l'auberge de jeunesse. Heureusement, mes hôtes sont généreux et me dépannent pas mal! Je leur rend bien, ils ont pu apprécié un repas 4 services typiquement québécois hier soir, et ils se sont goinfrés comme j'ai rarement vu des gens le faire. Faut dire qu'on se trompe rarement quand on a du brie, du bacon et/ou du sirop d'érable dans la bouffe! D'ailleurs, vive les poêles au gaz, c'est génial pour cuisiner.
J'ai déclaré vendredi comme étant ma date limite pour les bagages. Si rien n'est arrivé, je vais m'équiper pour le reste de mon séjour. Je compte parcourir Lisbonne jusqu'à dimanche, puis je pars en expédition dans le reste du Portugal! Espérons que le taux de bilinguisme anglophone ou francophone soit plus élevé hors Lisbonne (on peut toujours rêver), puisque mon portugais est médiocre et que, jusqu'à maintenant, je suis abasourdi par le faible nombre de personne qui peuvent communiquer en anglais/français. Fort heureusement, le langage des signes (disons simagrées dans mon cas) est toujours relativement efficace. Prochain update: Lisbonne, quand je l'aurai vue pour de vrai!
P.S. En postant cette entrée, j'ai eu droit à une bonne nouvelle... Bagage delivery process initiated!
mercredi 14 septembre 2011
lundi 16 août 2010
Mémoires affectives
***
Montréal, 15 juin, mardi après-midi, 4PM.
***
Sorti tout droit d'un coma, Alexandre tente de recoller les morceaux tranquillement. Deux mois depuis le réveil. Le passé est trouble. Le temps passe et ne confirme qu'une chose: ce passé aura toujours été un peu flou, malgré la colle et la volonté. Le réveil? Paire de ciseau, césure de l'Alexandrin, rupture d'avec l'incertitude.
- Comment t'as fait pendant quatre ans?
- C'est flou.
- Comment t'as fait si les valeurs étaient si incompatibles?
- C'est flou.
- Pourquoi t'as tout foutu en l'air pour aller à l'autre bout du monde?
- C'est flou.
- Est-ce que tu m'aimes?
Rupture d'avec l'incertitude. Oui, je t'aime, mein Schatz.
Arriver à se tenir bien droit au milieu de sa vie qui se place et se déplace encore autour de nous. Parce que depuis qu'elle m'a réveillé, c'est devenu incontournable d'être deux. Parce que mes jours confus semblent maintenant tapissés de cette certitude.
Montréal, 15 juin, mardi après-midi, 4PM.
***
Sorti tout droit d'un coma, Alexandre tente de recoller les morceaux tranquillement. Deux mois depuis le réveil. Le passé est trouble. Le temps passe et ne confirme qu'une chose: ce passé aura toujours été un peu flou, malgré la colle et la volonté. Le réveil? Paire de ciseau, césure de l'Alexandrin, rupture d'avec l'incertitude.
- Comment t'as fait pendant quatre ans?
- C'est flou.
- Comment t'as fait si les valeurs étaient si incompatibles?
- C'est flou.
- Pourquoi t'as tout foutu en l'air pour aller à l'autre bout du monde?
- C'est flou.
- Est-ce que tu m'aimes?
Rupture d'avec l'incertitude. Oui, je t'aime, mein Schatz.
Arriver à se tenir bien droit au milieu de sa vie qui se place et se déplace encore autour de nous. Parce que depuis qu'elle m'a réveillé, c'est devenu incontournable d'être deux. Parce que mes jours confus semblent maintenant tapissés de cette certitude.
samedi 29 mai 2010
Ce n'est qu'un au revoir...
Et voilà, c'est terminé. Je vois du hublot les lacs innombrables du nord du Québec. Égypte, Jordanie, Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, Islande. Près de 7 semaines de marathon, une course folle qui fut des plus agréable.
Voici, par pays, un coup de coeur et une déception:
Égypte
Coup de coeur: Abu Simbel
Déception: le harcèlement des vendeurs
Jordanie
Coup de coeur: Petra la magnifique
Déception: Aqaba la touristique
Allemagne
Coup de coeur: Anaïs
Déception: la météo
Pays-Bas
Coup de coeur: le charme d'Amsterdam
Déception: le meat market d'Amsterdam
Angleterre
Coup de coeur: le British Museum
Déception: mon lendemain de brosse majeur
Islande
Coup de coeur: tout!
Déception: l'annulation de notre visite de volcan pour cause de volcan ayant arrêté de tousser
Évidemment, cette liste n'est pas représentative du voyage au complet: les déceptions auront été outrageusement dominées par les coups de coeur. Plus de 3 000 km en auto louée dans trois pays différents, plus de 15 000 km volés en avion au cours de 9 vols, un minimum de trois marathon de marche, une dizaine de km de vélo. Pas mal. En près de cinquante jours à trottiner la planète, la liste des découvertes et des gens rencontrés est longue.
Parlant de gens. Je vous ai déjà parlé de ma rengaine comme quoi on oublie les villes, musées et paysages, et que l'on bombarde ces endroits de photos pour garder les souvenirs vivants. Et que, en contrepartie, on oublie pas les gens spéciaux rencontrés à travers notre route, peu importe le temps passé avec eux. De façon chronologique, Leon, Naaz, Zee, Lorraine, Verena, Anaïs, JD & Bruno, Ed, Alex & Cath, Alex #2, Sebastian. Le futur dictera avec lesquels je garderai contact, mais peu importe le suite, ils seront tous immortalisés dans mon coeur.
D'ailleurs, un autre merci spécial à JD et Bruno pour avoir étés des compagnons de voyage exemplaires, pour m'avoir enduré et pour toutes nos dérives que je n'oublierai pas. Votre compagnie m'aura permis de traverser des rivières (hehehe...).
La chance aura étée -comme à mon habitude- de mon bord du début à la fin du voyage. Aucun bagage perdu, aucun retard de vol ou manque de correspondance, pas de perte, pas de vol, une température clémente (on s'est fait bronzer à Londres et en Islande!). De quoi redonner le goût de partir...
Je crois bien que c'est la dernière entrée de mon blog avant un bon bout de temps. Je vais peut-être agrémenter mes postes précédents de photos, peut-être pas. Elles seront de toute façon sur Facebook lorsque j'aurai décidé lesquelles des 1500 prises méritent d'être partagées. D'ici, so long. Pour les quelques courageux qui m'auront suivis, j'espère que vous avez eu autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à écrire. Ce n'est qu'un au revoir...
***
Montréal, 29 mai,samedi matin, 8AM. En terrain connu. J'ai le blues. Ça va passer...
***
Montréal, 15 juin,mardi après-midi, 4PM. En terrain connu. J'aurai le tract. J'espère que ça ne passera pas...
Voici, par pays, un coup de coeur et une déception:
Égypte
Coup de coeur: Abu Simbel
Déception: le harcèlement des vendeurs
Jordanie
Coup de coeur: Petra la magnifique
Déception: Aqaba la touristique
Allemagne
Coup de coeur: Anaïs
Déception: la météo
Pays-Bas
Coup de coeur: le charme d'Amsterdam
Déception: le meat market d'Amsterdam
Angleterre
Coup de coeur: le British Museum
Déception: mon lendemain de brosse majeur
Islande
Coup de coeur: tout!
Déception: l'annulation de notre visite de volcan pour cause de volcan ayant arrêté de tousser
Évidemment, cette liste n'est pas représentative du voyage au complet: les déceptions auront été outrageusement dominées par les coups de coeur. Plus de 3 000 km en auto louée dans trois pays différents, plus de 15 000 km volés en avion au cours de 9 vols, un minimum de trois marathon de marche, une dizaine de km de vélo. Pas mal. En près de cinquante jours à trottiner la planète, la liste des découvertes et des gens rencontrés est longue.
Parlant de gens. Je vous ai déjà parlé de ma rengaine comme quoi on oublie les villes, musées et paysages, et que l'on bombarde ces endroits de photos pour garder les souvenirs vivants. Et que, en contrepartie, on oublie pas les gens spéciaux rencontrés à travers notre route, peu importe le temps passé avec eux. De façon chronologique, Leon, Naaz, Zee, Lorraine, Verena, Anaïs, JD & Bruno, Ed, Alex & Cath, Alex #2, Sebastian. Le futur dictera avec lesquels je garderai contact, mais peu importe le suite, ils seront tous immortalisés dans mon coeur.
D'ailleurs, un autre merci spécial à JD et Bruno pour avoir étés des compagnons de voyage exemplaires, pour m'avoir enduré et pour toutes nos dérives que je n'oublierai pas. Votre compagnie m'aura permis de traverser des rivières (hehehe...).
La chance aura étée -comme à mon habitude- de mon bord du début à la fin du voyage. Aucun bagage perdu, aucun retard de vol ou manque de correspondance, pas de perte, pas de vol, une température clémente (on s'est fait bronzer à Londres et en Islande!). De quoi redonner le goût de partir...
Je crois bien que c'est la dernière entrée de mon blog avant un bon bout de temps. Je vais peut-être agrémenter mes postes précédents de photos, peut-être pas. Elles seront de toute façon sur Facebook lorsque j'aurai décidé lesquelles des 1500 prises méritent d'être partagées. D'ici, so long. Pour les quelques courageux qui m'auront suivis, j'espère que vous avez eu autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à écrire. Ce n'est qu'un au revoir...
***
Montréal, 29 mai,samedi matin, 8AM. En terrain connu. J'ai le blues. Ça va passer...
***
Montréal, 15 juin,mardi après-midi, 4PM. En terrain connu. J'aurai le tract. J'espère que ça ne passera pas...
jeudi 27 mai 2010
Islande
Paysages glauques sous le brouillard de l'aube. Des plaines infinies, couleur charbon, d'où s'élèvent tels des forteresses d'innombrables pics noirs. Une montagne triangulaire et imposante au loin. Il ne manque qu'un œil flamboyant à son sommet pour pouvoir dire que nous sommes entrés dans les terres de Mordor!
Vingt kilomètres.
Sommes nous dans le désert? Des plateaux rouges, crevassés, des pics innombrables. Des buissons maigres, des touffes de foin et d'herbe par-ci et là.
Vingt kilomètres.
Retour à la plaine. Luxuriante. Une étendue émeraude lacérée par des dizaines de rivière d'un bleu pur. Au loin, des montagnes immenses aux pics enneigés. Des chutes défiant les lois de la physique tombent des falaises.
Vingt kilomètres.
Blanc bleauté. Souliers à crampons de métal, pic à glace et casque. Le plus massif glacier d'Europe, sous nos pieds, nous rapelle à quel point nous sommes petits. Le lac glaciaire, où flottent d'innombrables icebergs, reflète le soleil à travers ses eaux limpides.
Un autre vingt kilomètres? Non.
C'est bientôt l'heure du départ, le sablier se meurt. Le douloureux retour est imminent. Nostalgie.
Vingt kilomètres.
Sommes nous dans le désert? Des plateaux rouges, crevassés, des pics innombrables. Des buissons maigres, des touffes de foin et d'herbe par-ci et là.
Vingt kilomètres.
Retour à la plaine. Luxuriante. Une étendue émeraude lacérée par des dizaines de rivière d'un bleu pur. Au loin, des montagnes immenses aux pics enneigés. Des chutes défiant les lois de la physique tombent des falaises.
Vingt kilomètres.
Blanc bleauté. Souliers à crampons de métal, pic à glace et casque. Le plus massif glacier d'Europe, sous nos pieds, nous rapelle à quel point nous sommes petits. Le lac glaciaire, où flottent d'innombrables icebergs, reflète le soleil à travers ses eaux limpides.
Un autre vingt kilomètres? Non.
C'est bientôt l'heure du départ, le sablier se meurt. Le douloureux retour est imminent. Nostalgie.
samedi 22 mai 2010
Au revoir, Londres!
C'est fait. Je suis en avion. Avant même de vous parler de Londres, je dois fêter cette bonne nouvelle: nous décollons pour l'Islande dans quelques minutes. Par la suite, plus aucun tracas. Au pire, le volcan peut s'amuser autant qu'il veut, je rentrerai à la maison quand il me laissera le faire!
Londres. Je n'avais aucune attente pour cette ville. En fait, je me disais seulement que cette ville devait être pleine... d'anglais. Et vous me connaissez, c'est pas une qualité dans ma tête! Ben, that's what I got for being close-minded! Quelle ville magnifique. Grand, propre, pratique, joli, culturel, sportif, plein de jardins royaux, de pubs et d'architecture gothique. Je ne garderai que trois mauvais souvenirs:
1: un taux de change absurde - 4$ pour un café
2: une cuisine locale... Dont la grande spécialité semble être les fish & chips
3: comme dirait Annie Pelletier, quatre jours, c'est pas assez!
Points forts de Londres et ses environs:
- Tous les bâtiments de la vieille ville, particulièrement le palais de justice, la Tour de Londres et le Pont Couvert
- La brosse mémorable du pub crawl ayant réduit le nombre de jours utilisables de Bruno à 2 1/2.
- Ma journée en solo à Salisbury, Amesbury, Stonehenge et les parages. Pour certains, ce ne sont que des cailloux taillés par l'homme sur un bout de terre... Je leur répondrai: les Pyramides et Notre-Dame de Paris aussi.
- Notre tentative -enfin fructueuse- d'aller voir un show underground! Nous avons pu entendre une harpiste chantant à la Karkwa (mais en anglais, évidemment) ainsi qu'un groupe assez jeune ala Pascale Picard meet Lady Gaga folk rock.
Takk de me lire (merci en islandais!). Prochain update rapide si, cette fois-ci, j'ai accès à Internet! Oh. Et ma barbe des séries oversea commence à être fournie... si je suis pour la garder pendant encore une autre série (finale!) on est mieux de la gagner.
Londres. Je n'avais aucune attente pour cette ville. En fait, je me disais seulement que cette ville devait être pleine... d'anglais. Et vous me connaissez, c'est pas une qualité dans ma tête! Ben, that's what I got for being close-minded! Quelle ville magnifique. Grand, propre, pratique, joli, culturel, sportif, plein de jardins royaux, de pubs et d'architecture gothique. Je ne garderai que trois mauvais souvenirs:
1: un taux de change absurde - 4$ pour un café
2: une cuisine locale... Dont la grande spécialité semble être les fish & chips
3: comme dirait Annie Pelletier, quatre jours, c'est pas assez!
Points forts de Londres et ses environs:
- Tous les bâtiments de la vieille ville, particulièrement le palais de justice, la Tour de Londres et le Pont Couvert
- La brosse mémorable du pub crawl ayant réduit le nombre de jours utilisables de Bruno à 2 1/2.
- Ma journée en solo à Salisbury, Amesbury, Stonehenge et les parages. Pour certains, ce ne sont que des cailloux taillés par l'homme sur un bout de terre... Je leur répondrai: les Pyramides et Notre-Dame de Paris aussi.
- Notre tentative -enfin fructueuse- d'aller voir un show underground! Nous avons pu entendre une harpiste chantant à la Karkwa (mais en anglais, évidemment) ainsi qu'un groupe assez jeune ala Pascale Picard meet Lady Gaga folk rock.
Takk de me lire (merci en islandais!). Prochain update rapide si, cette fois-ci, j'ai accès à Internet! Oh. Et ma barbe des séries oversea commence à être fournie... si je suis pour la garder pendant encore une autre série (finale!) on est mieux de la gagner.
Une ville de contrastes...
Au revoir Allemagne, bières bavaroises, currywust et frishkäse. Merci pour ton hospitalité, mais on repassera pour la température (deux demi-journées ensoleillées depuis le 2 mai...).
Bienvenue Amsterdam. La conduite de Berlin à Amsterdam fut longue et pénible, principalement dû au fait que Bruno conduisait. Leçon apprise: ne jamais le laisser conduire à nouveau. Cyclistes d'Amsterdam, je m'excuse en son nom! Point positif: comme Rahan, nous avons suivis le soleil! Enfin.
Première impression d'Amsterdam: le décor est enchanteur mais la ville est incroyablement sale. Mais avant d'aborder ce sujet, voici une parenthèse. Le centre-ville est découpé par de nombreuses petites rivières artificielle, les canaux d'Amsterdam. Plus de 2000 ponts sont présents dans la ville. Malgré les minces ponts, les rues courbes et le design urbain original, les citoyens d'ici ne se contentent pas d'utiliser un seul moyen de transport adapté. On y voit plutôt une horde de cyclistes, des nuées d'auto, des troupeaux de tramways, des bandes de scooters alternant entre piste cyclable et voie des autos, des groupes de piétons (généralement touristes, et assurément en train de nuire à l'un ou l'autre des moyens de transport), sans oublier les solitaires véhicules tout terrains, les bruyantes motos, les chaloupes, hors-bord et bateaux-mouche. Et comme si survivre en se déplaçant n'était pas déjà une réalisation, on apprend que les hollandais sont très sympa mais qu'ils deviennent incontrôlablement agressifs si, lors qu'ils sont à vélo, ils doivent poser un pied à terre à cause d'un piéton leur barrant momentanément la voie. J'aurai attisé le courroux de nombreux gens, désolé!
Je reviens à la première constatation: belle, mais sale. Les façades historiques penchées, les rues étroites, les canaux n'ayant rien à envier à Venise, Amsterdam est magnifique et possède un cachet unique qui ne nous laisse presque jamais croire que l'on est dans une métropole. Autre côté de la médaille: des sacs d'ordures empilés par dizaine à presque chaque coins de rue, des gommes, cigarettes, restants de frites et verre cassé jonchant le sol des rues, même des places publiques. Quel genre de ville peut accepter cette situation? Nous étions honnêtement outrés. Je ne mens pas, la ville d'Amsterdam, le 16 au soir, était plus sale que Le Caire.
Nous ne sommes pas fous. Quelques heures plus tard, nous apprenons que les éboueurs étaient en grève depuis deux semaine. Une entente a été signée le matin même, et en moins de 24 heures la ville s'est libéré de l'essentiel de son manteau d'ordure. Beaucoup mieux. Malgré tout, la première impression est ratée.
Comment parler d'Amsterdam sans aborder leurs mœurs libérales. La marijuana y étant tolérée depuis longtemps (sans toutefois être légale!), de nombreuses personnes en consomment. Que ce soit dans les coffee shops ou dans les rues, l'odeur de printemps est inévitable. Fait intéressant: là où le pot est légal (aux Pays-Bas pour ceux qui ne suivent pas), seul un maigre 5% de la population en a déjà fait l'essai. À l'inverse, chez nos très conservateurs et puritains étasuniens, c'est environ 25% des gens qui en ont consommé! Comme quoi l'illégal est toujours attrayant de par son statut...
Maintenant, au tour de la prostitution. Les filles se louent une fenêtre durant 8 heures pour environ 175$, puis font leur "travail" sur place. Pour m'être promené dans le Red Light District le jour et la nuit, je serais prêts à mettre 1000$ sur la table qu'il n'y a pas beaucoup d'étudiantes à l'université y payant leurs études... Les visages sont longs, lassés, vulgaires. Elles vivent des regards de désirs des passants (et de l'argent de ceux qui veulent une petite vite) et flanchent à chaque regard de mépris, de jugement. Un meatmarket qui sent plus mauvais que la poissonnerie du dimanche à Aqaba, en Jordanie.
Notre court périple à Amsterdam est d'ailleurs déjà terminé. Au moment où j'écris ces lignes, je suis dans un train en route pour Hoek Van Holland où nous prendrons un bateau vers l'Angleterre (et où nous devrons nous libérer des excès des jours passés). Je vois les champs de tulipes défiler sous mes yeux, ainsi que d'innombrables moulins. Je me suis encore une fois réfugié seul sur mon banc pour tenter de profiter de quelques moments de solitude.
Si je pouvais apporter mes bands, mes amis/famille, mon rendez-vous du 18 (plus qu'exactement un mois!) à l'étranger, je ne rentrerais jamais chez moi. Malgré déjà plus d'un mois à voyager et à ne jamais dormir à la même place plus que 4 nuits, je ne suis pas nostalgique de la stabilité de ma vie québécoise. Quoique une poutine et une Fin du Monde sont toujours tentants... Comme dirait Kundera: "ce patient souffre d'insuffisance nostalgique". J'aime la maladie.
Prochain chapitre: Londres. J'ai hâte!
Bienvenue Amsterdam. La conduite de Berlin à Amsterdam fut longue et pénible, principalement dû au fait que Bruno conduisait. Leçon apprise: ne jamais le laisser conduire à nouveau. Cyclistes d'Amsterdam, je m'excuse en son nom! Point positif: comme Rahan, nous avons suivis le soleil! Enfin.
Première impression d'Amsterdam: le décor est enchanteur mais la ville est incroyablement sale. Mais avant d'aborder ce sujet, voici une parenthèse. Le centre-ville est découpé par de nombreuses petites rivières artificielle, les canaux d'Amsterdam. Plus de 2000 ponts sont présents dans la ville. Malgré les minces ponts, les rues courbes et le design urbain original, les citoyens d'ici ne se contentent pas d'utiliser un seul moyen de transport adapté. On y voit plutôt une horde de cyclistes, des nuées d'auto, des troupeaux de tramways, des bandes de scooters alternant entre piste cyclable et voie des autos, des groupes de piétons (généralement touristes, et assurément en train de nuire à l'un ou l'autre des moyens de transport), sans oublier les solitaires véhicules tout terrains, les bruyantes motos, les chaloupes, hors-bord et bateaux-mouche. Et comme si survivre en se déplaçant n'était pas déjà une réalisation, on apprend que les hollandais sont très sympa mais qu'ils deviennent incontrôlablement agressifs si, lors qu'ils sont à vélo, ils doivent poser un pied à terre à cause d'un piéton leur barrant momentanément la voie. J'aurai attisé le courroux de nombreux gens, désolé!
Je reviens à la première constatation: belle, mais sale. Les façades historiques penchées, les rues étroites, les canaux n'ayant rien à envier à Venise, Amsterdam est magnifique et possède un cachet unique qui ne nous laisse presque jamais croire que l'on est dans une métropole. Autre côté de la médaille: des sacs d'ordures empilés par dizaine à presque chaque coins de rue, des gommes, cigarettes, restants de frites et verre cassé jonchant le sol des rues, même des places publiques. Quel genre de ville peut accepter cette situation? Nous étions honnêtement outrés. Je ne mens pas, la ville d'Amsterdam, le 16 au soir, était plus sale que Le Caire.
Nous ne sommes pas fous. Quelques heures plus tard, nous apprenons que les éboueurs étaient en grève depuis deux semaine. Une entente a été signée le matin même, et en moins de 24 heures la ville s'est libéré de l'essentiel de son manteau d'ordure. Beaucoup mieux. Malgré tout, la première impression est ratée.
Comment parler d'Amsterdam sans aborder leurs mœurs libérales. La marijuana y étant tolérée depuis longtemps (sans toutefois être légale!), de nombreuses personnes en consomment. Que ce soit dans les coffee shops ou dans les rues, l'odeur de printemps est inévitable. Fait intéressant: là où le pot est légal (aux Pays-Bas pour ceux qui ne suivent pas), seul un maigre 5% de la population en a déjà fait l'essai. À l'inverse, chez nos très conservateurs et puritains étasuniens, c'est environ 25% des gens qui en ont consommé! Comme quoi l'illégal est toujours attrayant de par son statut...
Maintenant, au tour de la prostitution. Les filles se louent une fenêtre durant 8 heures pour environ 175$, puis font leur "travail" sur place. Pour m'être promené dans le Red Light District le jour et la nuit, je serais prêts à mettre 1000$ sur la table qu'il n'y a pas beaucoup d'étudiantes à l'université y payant leurs études... Les visages sont longs, lassés, vulgaires. Elles vivent des regards de désirs des passants (et de l'argent de ceux qui veulent une petite vite) et flanchent à chaque regard de mépris, de jugement. Un meatmarket qui sent plus mauvais que la poissonnerie du dimanche à Aqaba, en Jordanie.
Notre court périple à Amsterdam est d'ailleurs déjà terminé. Au moment où j'écris ces lignes, je suis dans un train en route pour Hoek Van Holland où nous prendrons un bateau vers l'Angleterre (et où nous devrons nous libérer des excès des jours passés). Je vois les champs de tulipes défiler sous mes yeux, ainsi que d'innombrables moulins. Je me suis encore une fois réfugié seul sur mon banc pour tenter de profiter de quelques moments de solitude.
Si je pouvais apporter mes bands, mes amis/famille, mon rendez-vous du 18 (plus qu'exactement un mois!) à l'étranger, je ne rentrerais jamais chez moi. Malgré déjà plus d'un mois à voyager et à ne jamais dormir à la même place plus que 4 nuits, je ne suis pas nostalgique de la stabilité de ma vie québécoise. Quoique une poutine et une Fin du Monde sont toujours tentants... Comme dirait Kundera: "ce patient souffre d'insuffisance nostalgique". J'aime la maladie.
Prochain chapitre: Londres. J'ai hâte!
samedi 15 mai 2010
L'auberge allemande
Après plus d'une semaine avec mes compagnons, le feel du voyage a beaucoup changé. Je me sens dans une espèce d'auberge espagnole mobile, où désordres, rencontres, bouffe sur le coin d'une table et assauts de pubs undergrounds se mélangent en ne laissant que quelques maigres heures pour la récupération. Bières, döner, currywursts, frishkäse, cafés et toasts au nutella forment l'essentiel de mon alimentation.
***
Le transport de Munich vers Berlin s'est surprenamment très bien déroulé, malgré notre inexpérience avec l'autobahn allemande (je vous rappelle qu'on a loué une auto!). Bon, ma Renaud de 87 hp a probablement gagné un an d'usure en une journée, en parcourant 700 km à environ 150 km/h (et 4.5x1000 rpm). J'ai d'ailleurs pu observer que la vitesse était capée à 160 km/h (raison de la découverte: je devais changer de voie au plus crisse pour laisser une Porsche Carrera passer, à probablement 230 km/h). En fait, certains diront que j'ai été téméraire, voire dangereux. Non. Il y a 3 options sur l'autobahn:
- Voie de droite: Rouler avec les trucks, à 95 km/h maximum (c'est long pour 700 km...)
- Voie du centre: La voie normale. Vitesse de croisière de 150 km/h, à rouler plus lentement il faut pouvoir s'infiltrer entre les camions à droite en quelques secondes pour laisser les gens passer.
- La voie de gauche. La voie des autos avec 300 hp et plus. Vitesse moyenne de 200 km/h. À éviter.
Quel aurais été votre choix?
***
Choses vues et faites depuis la dernière entrée:
- Quelques endroits sympa de Munich à vélo
- Dresden encore, parce que c'est une ville magique
- Berlin, parce que je savais que les retrouvailles allaient être parfaites. Centre historique de la 2e Guerre Mondiale, de la Guerre Froide, architecture à couper le souffle, scène culturelle en ébullition, j'aime Berlin.
- Avons diminué la consommation quotidienne de bière de 4L à Munich à 3L à Berlin. Pour notre santé. (un total conservateur de 90 L de bière bus à 3 depuis le début...)
- LEGOLAND!
- Planification long terme du mariage (c'est important la planification!)
***
Retour du balancier de la misogynie? Une bulle de faux espoirs déçus prête à être crevée? Finalement... Peut-être simplement trop de temps passé à tenter de mettre en mots dans ma tête ce qui doit simplement être laissé libre, être vécu. Impatience. Où est ce contrôle de soi légendaire? Prêt pour une nouvelle aventure sitôt que celle-ci sera terminée! Destination inconnue...
***
Le transport de Munich vers Berlin s'est surprenamment très bien déroulé, malgré notre inexpérience avec l'autobahn allemande (je vous rappelle qu'on a loué une auto!). Bon, ma Renaud de 87 hp a probablement gagné un an d'usure en une journée, en parcourant 700 km à environ 150 km/h (et 4.5x1000 rpm). J'ai d'ailleurs pu observer que la vitesse était capée à 160 km/h (raison de la découverte: je devais changer de voie au plus crisse pour laisser une Porsche Carrera passer, à probablement 230 km/h). En fait, certains diront que j'ai été téméraire, voire dangereux. Non. Il y a 3 options sur l'autobahn:
- Voie de droite: Rouler avec les trucks, à 95 km/h maximum (c'est long pour 700 km...)
- Voie du centre: La voie normale. Vitesse de croisière de 150 km/h, à rouler plus lentement il faut pouvoir s'infiltrer entre les camions à droite en quelques secondes pour laisser les gens passer.
- La voie de gauche. La voie des autos avec 300 hp et plus. Vitesse moyenne de 200 km/h. À éviter.
Quel aurais été votre choix?
***
Choses vues et faites depuis la dernière entrée:
- Quelques endroits sympa de Munich à vélo
- Dresden encore, parce que c'est une ville magique
- Berlin, parce que je savais que les retrouvailles allaient être parfaites. Centre historique de la 2e Guerre Mondiale, de la Guerre Froide, architecture à couper le souffle, scène culturelle en ébullition, j'aime Berlin.
- Avons diminué la consommation quotidienne de bière de 4L à Munich à 3L à Berlin. Pour notre santé. (un total conservateur de 90 L de bière bus à 3 depuis le début...)
- LEGOLAND!
- Planification long terme du mariage (c'est important la planification!)
***
Retour du balancier de la misogynie? Une bulle de faux espoirs déçus prête à être crevée? Finalement... Peut-être simplement trop de temps passé à tenter de mettre en mots dans ma tête ce qui doit simplement être laissé libre, être vécu. Impatience. Où est ce contrôle de soi légendaire? Prêt pour une nouvelle aventure sitôt que celle-ci sera terminée! Destination inconnue...
Inscription à :
Articles (Atom)
