Et voilà, c'est toujours de cette manière que j'écris mes blogs. Dans un endroit pas possible, d'une heure pas possible, généralement "mildly intoxicated". Cette fois ne fera pas exception! En ordre, merci l'avion pour me permettre d'écrire au milieu d'une faille majeure de l'océan Atlantique (who cares?), merci décalage horaire, et merci AirFrance et son plus-que-tout-inclu. Cette fois, c'est un blog voyage 2 en 1, un peu cheap (y a des 2 pour 1 pas cheap? (en fait oui, y en a au Canard Goulu)). De retour de congrès, Florence et Lyon. Tout ça en pleine grève étudiante majeure. Que j'en vois un me dire qu'il m'est interdit de défendre les étudiants alors que je me pète la face entre deux continents! Y a personne qui va me dire ça, et celle qui me le dira est pas encore née esti! (t'es célèbre biatch). Trève de stupidités. Florence! Ma première incursion en territoire italien. Comme certains m'avaient prévenus, la déception est impossible. Je leur accorde. Florence est une ville-photo prise en pleine effervescence de la Renaissance. Tout est concordant, tout est harmonieux, optimiste, intellectuel. Les toits rouges se suivent, entrecoupés de cathédrales, chapelles, statues, ruelles, gellatarias et trattorias. Le tout évidemment entrecoupé d'un "fleuve" et de nombreux ponts, ajoutant des opportunités photos infinies à une ville déjà bien remplie. Ici, ça suinte l'italien. Ou les italiens suintent, un ou l'autre. Expressifs encore plus que nos parodies les plus extrêmes, les italiens sont sympa, intenses, extrêmement bien OU mal habillés, verbaux et... gesticulent encore plus qu'on peut l'imaginer. Clairement, un florentin sans main est un florentin muet. Mais toujours sympa, bien sûr. Et la bouffe, elle? Mikes ne pourrait mieux le dire : pizza et pasta! Mais là s'arrête la différence. Lorsque la plus typique et conventionnelle pizza suffit à faire rougir la Piazetta (à Québec!) et que les gnocchis, tortellinis, risottos et lasagnes florentines sont aux pâtes d'Amérique ce que la poutine d'Ontario l'est à celle du Québec, on peut clairement se compter chanceux. Mais clairement, après quelques platées de pâtes et plus de pizza qu'on peut s'en rappeler... le tout devient quelque peu redondant. Heureusement, le Chianti et autres vins de la Toscane se chargent de lentement mais sûrement abroger notre mémoire, ou du moins agrémentent avec classe (habituellement) nos soirées. Ajout inhabituel : j'y ai rencontré des amis -eux-mêmes rencontrés à Porto plus de 8 mois auparavant- qui me manquaient! Le "Porto Fantastic 5"'était presque complet, réunissant Maria, anglaise, Mia, portugaise, et Daniel, hollandais (et moi, hein!). Sympa! À quand la prochaine fois? P.S. Les jeunes couples sont parfois fatiguants. Et la suite maintenant. L'agréable (NOT (© Bev "Ultrabiatch" Oda)) voyage de nuit en train entre Florence et Lyon. Passer à travers les Alpes est une expérience merveilleuse, d'une beauté sans fin. Quand c'est de jour. De nuit, comme dirait Shakespeare, on y voit fuck all. Tout ça dans une cabine pour 6. Je croyais qu'elle était pour 4 tellement mon "lit" semblait être un support à bagages... Au moins, on n'était que 3 dans la cabine! Ou du moins... c'est ce que je croyais. Quelques toussotement et étouffements ont confirmé qu'un bébé naissant partageait ma cabine. Scheisse-motherfucking-shit-crap-merde. Heureusement, il fut plus que tranquille! Et je ne comprends toujours pas comment ce bébé -interpelé comme "le nain" par ses parents- aura pu résister au tonitruants ronflements de son français de père. Bon, la frustration est évacuée. Une nuit de perdue, dix de retrouvées right? Lyon. Aussi appelée "la ville dont je n'ai aucune attente parce que j'ai pas préparé mon voyage". Et bien. Un seul mot, valide pour toutes les catégories, WOW! Première catégorie : la ville. Disposée élégamment sur une presqu'île créée par le Rhône et la Saône, comportant deux collines distinctes hors presqu'île, Lyon est magnifique. La vieille ville, avec ses ruines romaines, ses églises démesurées et ses pubs incroyables remplissent une première colline, phare d'accueil de Lyon. Dans la presqu'ile, la ville vibrante elle-même. Restaurants magiques, squares innombrables, Hotêl de Ville, opéra, cathédrales, magasins, boucheries, boulangeries, "bouchons lyonnais" (nom donné aux restaurants typiques du coin), magasins de haute couture et transport en commun inégalable se côtoient, chaque bâtiments pouvant prétendre à un prix d'architecture. Sur une deuxième colline, le coeur de la Croix-Rousse. Un croisement entre le charme du quartier St-Jean-Baptiste de Québec, de l'effervescence culturelle du Mile-End de Montréal en ajoutant une touche lyonnaise -évidemment- avec ses innombrables traboules (passages étroits sous des bâtisses reliant les ruelles entre elles), son architecture classique et sa vue imprenable sur le reste de Lyon. Et des escaliers interminables, auxquels mes mollets doivent 48h de douleur! Deuxième catégorie : la bouffe. Parce que, juste wow. Rochers de risotto aux escargots. Andouillette à la moutarde de dijon. Salade savoyarde. Boudin magique (de par son goût, hein!, rien de comparable aux brownies magiques d'Amsterdam!). Torchon de foie gras gargantuesque (monstrueux, épique. J'en ai presque eu TROP, et je le partageais...). Tartare de boeuf à l'andalou (that's how it should be done). Tartiflette savoyarde. St-Marcellin et lardons frits. Moelle et cervelet, pour les amateurs de goût mais surtout de texture (comme moi!). Rosette de Lyon. Capuccino de cèpes et fois gras (mon highlight personnel). Reblochonnade. Et tout le reste. Et ça, c'est avant même de considérer l'accompagnement divin, le vin français, particulièrement le Côte-Du-Rhône, dans toutes ses déclinaisons. Je vais longtemps rêver de Lyon, capitale mondiale de la gastronomie. De toute façon, je garde un minimum de 5 lbs de souvenir quelque peu mollet qui me rappellera les excès de Lyon pendant encore quelques semaines... Dernière -et troisième- catégorie : revoir Marc et Sabina, avec qui j'ai vraiment apprécié l'Europe pour lapremièredeuxième fois (parce qu'à 16 ans, c'était encore trop tôt pour mon immature esprit). Nous aurons parcouru la ville, dégustés les meilleurs plats, vidé les caves à vin (on peut toujours rêver!), jasé de tout et de rien, comme on l'aura fait quelques 4 ans plus tôt. Non, Sab, I won't be a stranger ever again! Bon voilà, beaucoup de texte pour à peine 10 jours et quelques miettes de voyage. Mais faut bien se remettre en forme! La suite? Selon toute logique -en fait, selon l'acceptation ou non de notre visa- ce sera un mois partagé entre l'Iran et la Géorgie, dès cet été. Ma fascination pour les pays musulmans est sans fin, et j'ai hâte plus que tout à ce voyage, que je partagerai avec joie avec Anaïs (et oui, celle-là même des blogs d'Allemange, devenue ma compagne inséparable!). À bientôt.
dimanche 1 juillet 2012
Florence et Lyon
Portugal - Vrai départ #1
Me voilà un peu déçu d'avoir négligé mon blog lors de mon voyage-congrès au Portugal en septembre dernier. Je n'ai même pas l'excuse de ne pas avoir écrit! Mon téléphone retient depuis déjà plus de 9 mois la deuxième entrée de blog de l'expérience portugaise. Incomplète, je me permet de la partager quand même. La voici!
**
Après 302 pages, j'embarque enfin. Pour de vrai. Pour les ~300 qu'il reste -j’ose pas vérifié au cas que je voie la fin, c'est à ce point que j'embarque. Merci J-D pour «L'ombre du vent». J'ai commencé ce livre... à Londres? Et si vous vérifiez sur ce blog, c'est il y a longtemps. Je ne peux que respecter la patience de J-D, m'ayant prêté ce livre depuis déjà trop longtemps. Soit. Je suis parti de Lisbonne, et contrairement à mes plans, je suis abouti en Algarve, la portion sud du Portugal (à Faro, plus précisément). Premièrement, quoi dire de Lisbonne? Je ne sais pas. Est-ce que ma visite est teintée par mon manque de bagage (lire l'entrée précédente)? De mon dernier Couchsurfer aux problèmes mentaux? Du fait que je suis confronté -enfin- à un endroit qui me demande un peu plus de travail? Non, on ne verra pas ici les plus beaux monuments, les plus belles églises d'Europe. Non, l'art culinaire n'a rien à voir avec Paris ou Amman. La pauvreté n'est pas extrême, mais généralisée. Alors, qu'est-ce que je retire de Lisbonne? Je m'efforce à écrire cette entrée pour traire mon cerveau, pour y sortir une conclusion que j'aimerais bien finir par écrire ici.
Et voilà, j'ai fermé mon téléphone en me disant que j'allais écrire cette portion difficile à la prochaine ouverture. Nah, je mens un peu. En fait, je suis retombé dans l'oeuvre de Carlos Ruiz Zafón et je m'y suis reperdu. J'ai l'impression de me donner un air du "gars intello qui lit des livres pis pas toi", mais c'est vraiment pas le cas. Sinon, ça m'aurait pas pris 2 ans pour lire 600 stupides pages. -Et le serveur de me remplir une coupe de vin portugais à l'américaine. Pas que le vin est mauvais, il est portugais! Mais si je botte la table, ça déborde. Je peux pas me plaindre. Oui, j'écris toujours mes blogues d'un resto ou d'un train où je suis seul. ** Et aujourd'hui ne fait pas exception. Encore un autre resto! J'ai toutefois parcouru pas mal de km entretemps. Me voilà à Aveiro, en attente de mon premier francesinha. Un genre de sandwich au steak, saucisse, jambon, œuf et fromage couvert de sauce piquante à la bière. Ça peut pas être mauvais (au goût, parce qu'on sait que ce le sera pour la santé)! J’écrivais mon dernier paragraphe de Faro, dans le sud du Portugal. Une place bien, chaude et très touristique. Probablement une des pires destinations que j'aurais pu choisir au sud, mais les contraintes de transport m'empêchaient de faire autrement. On voit déjà sur place que le beat du sud est, typiquement, plus relax. La suite fut tout autre: Evora, une fille magnifique et faisant partie du patrimoine historique mondial. Superbe! Toute la vieille ville fortifiée respire l'histoire et l'authenticité. Voilà la bouffe qui arrive. Wow. Étrange, ce francesinha. Un subtil mix de hot chicken au boeuf et de cassolette du normandin. Définitivement du terrorisme nutritionnel, mais c'est assez plaisant au goût! Chose certaine, ça me fera dormir dans le train du retour. Donc je disais. Evora est superbe! Je voulais par la suite faire le tour de mini villes isolées et de châteaux... Mais, malheureusement, les transport sont inexistants. Je me suis donc gâté, et j'ai loué une auto pour tout visiter! Seul problème: ils ne m'ont pas remis le GPS demandé et ils n'avaient aucune carte du Portugal. Heureusement, tout est très bien indiqué, et je me suis rendu où je voulais sans problème. D'ailleurs, je voulais mentionner qu'il y avait une «autobahn» au Portugal (en fait, non, mais la vitesse moyenne sur les autoroutes est de 150 km/h, malgré une limite de 100 km/h) et que je voue une haine éternelle aux ronds-points (peu importe où se situent les "s"dans ce mot) de Coimbra. Heureusement, pas d'accrochages malgré une flagrante absence de courtoisie sur les routes. On se croirait presque au Québec! Mais j'oublie de vous parler du plus important, la journée! Portalegre, Marváo et Castello de Vide sont des villes magnifiques. Petites, avec des châteaux ravivant mes passions les plus geek, des vieux quartiers médiévaux, des locaux sympas et accueillants. Superbe! ** Destinations suivantes : Coimbra, Porto, puis le retour!
mercredi 14 septembre 2011
Faux départ
Et bien, voilà ce qu'on pourrait appeler un faux départ. Merci à Continental Airlines pour leur service médiocre et pour avoir expédié mes valises je ne sais où dans le monde. En plus de porter le même linge depuis 3 jours, je suis aussi sans le poster que je dois présenter demain au plus gros congrès international sur le diabète. Scheisse.
Au moins, la température parfaite, mes hôtes sympas et la bouffe géniale me changent un peu les idées. N'empêche que je ne serai tranquille que lorsque je saurai si je peux retrouver mes bagages ou pas. D'ici là, je suis en conférence, donc ce n'est pas la fin du monde (sauf pour les amateurs d'hygiène corporelle).
*lendemain matin*
C'est fou ce que des boxers et des bas propres peuvent faire au moral! Ça et peut-être les 5 espressos gratuits de la conférence. Avec un peu de recul, je crois que je suis chanceux de faire du couchsurfing. Avec toutes les choses qu'il me manque, j'aurais été en carence permanente à l'auberge de jeunesse. Heureusement, mes hôtes sont généreux et me dépannent pas mal! Je leur rend bien, ils ont pu apprécié un repas 4 services typiquement québécois hier soir, et ils se sont goinfrés comme j'ai rarement vu des gens le faire. Faut dire qu'on se trompe rarement quand on a du brie, du bacon et/ou du sirop d'érable dans la bouffe! D'ailleurs, vive les poêles au gaz, c'est génial pour cuisiner.
J'ai déclaré vendredi comme étant ma date limite pour les bagages. Si rien n'est arrivé, je vais m'équiper pour le reste de mon séjour. Je compte parcourir Lisbonne jusqu'à dimanche, puis je pars en expédition dans le reste du Portugal! Espérons que le taux de bilinguisme anglophone ou francophone soit plus élevé hors Lisbonne (on peut toujours rêver), puisque mon portugais est médiocre et que, jusqu'à maintenant, je suis abasourdi par le faible nombre de personne qui peuvent communiquer en anglais/français. Fort heureusement, le langage des signes (disons simagrées dans mon cas) est toujours relativement efficace. Prochain update: Lisbonne, quand je l'aurai vue pour de vrai!
P.S. En postant cette entrée, j'ai eu droit à une bonne nouvelle... Bagage delivery process initiated!
Au moins, la température parfaite, mes hôtes sympas et la bouffe géniale me changent un peu les idées. N'empêche que je ne serai tranquille que lorsque je saurai si je peux retrouver mes bagages ou pas. D'ici là, je suis en conférence, donc ce n'est pas la fin du monde (sauf pour les amateurs d'hygiène corporelle).
*lendemain matin*
C'est fou ce que des boxers et des bas propres peuvent faire au moral! Ça et peut-être les 5 espressos gratuits de la conférence. Avec un peu de recul, je crois que je suis chanceux de faire du couchsurfing. Avec toutes les choses qu'il me manque, j'aurais été en carence permanente à l'auberge de jeunesse. Heureusement, mes hôtes sont généreux et me dépannent pas mal! Je leur rend bien, ils ont pu apprécié un repas 4 services typiquement québécois hier soir, et ils se sont goinfrés comme j'ai rarement vu des gens le faire. Faut dire qu'on se trompe rarement quand on a du brie, du bacon et/ou du sirop d'érable dans la bouffe! D'ailleurs, vive les poêles au gaz, c'est génial pour cuisiner.
J'ai déclaré vendredi comme étant ma date limite pour les bagages. Si rien n'est arrivé, je vais m'équiper pour le reste de mon séjour. Je compte parcourir Lisbonne jusqu'à dimanche, puis je pars en expédition dans le reste du Portugal! Espérons que le taux de bilinguisme anglophone ou francophone soit plus élevé hors Lisbonne (on peut toujours rêver), puisque mon portugais est médiocre et que, jusqu'à maintenant, je suis abasourdi par le faible nombre de personne qui peuvent communiquer en anglais/français. Fort heureusement, le langage des signes (disons simagrées dans mon cas) est toujours relativement efficace. Prochain update: Lisbonne, quand je l'aurai vue pour de vrai!
P.S. En postant cette entrée, j'ai eu droit à une bonne nouvelle... Bagage delivery process initiated!
lundi 16 août 2010
Mémoires affectives
***
Montréal, 15 juin, mardi après-midi, 4PM.
***
Sorti tout droit d'un coma, Alexandre tente de recoller les morceaux tranquillement. Deux mois depuis le réveil. Le passé est trouble. Le temps passe et ne confirme qu'une chose: ce passé aura toujours été un peu flou, malgré la colle et la volonté. Le réveil? Paire de ciseau, césure de l'Alexandrin, rupture d'avec l'incertitude.
- Comment t'as fait pendant quatre ans?
- C'est flou.
- Comment t'as fait si les valeurs étaient si incompatibles?
- C'est flou.
- Pourquoi t'as tout foutu en l'air pour aller à l'autre bout du monde?
- C'est flou.
- Est-ce que tu m'aimes?
Rupture d'avec l'incertitude. Oui, je t'aime, mein Schatz.
Arriver à se tenir bien droit au milieu de sa vie qui se place et se déplace encore autour de nous. Parce que depuis qu'elle m'a réveillé, c'est devenu incontournable d'être deux. Parce que mes jours confus semblent maintenant tapissés de cette certitude.
Montréal, 15 juin, mardi après-midi, 4PM.
***
Sorti tout droit d'un coma, Alexandre tente de recoller les morceaux tranquillement. Deux mois depuis le réveil. Le passé est trouble. Le temps passe et ne confirme qu'une chose: ce passé aura toujours été un peu flou, malgré la colle et la volonté. Le réveil? Paire de ciseau, césure de l'Alexandrin, rupture d'avec l'incertitude.
- Comment t'as fait pendant quatre ans?
- C'est flou.
- Comment t'as fait si les valeurs étaient si incompatibles?
- C'est flou.
- Pourquoi t'as tout foutu en l'air pour aller à l'autre bout du monde?
- C'est flou.
- Est-ce que tu m'aimes?
Rupture d'avec l'incertitude. Oui, je t'aime, mein Schatz.
Arriver à se tenir bien droit au milieu de sa vie qui se place et se déplace encore autour de nous. Parce que depuis qu'elle m'a réveillé, c'est devenu incontournable d'être deux. Parce que mes jours confus semblent maintenant tapissés de cette certitude.
samedi 29 mai 2010
Ce n'est qu'un au revoir...
Et voilà, c'est terminé. Je vois du hublot les lacs innombrables du nord du Québec. Égypte, Jordanie, Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, Islande. Près de 7 semaines de marathon, une course folle qui fut des plus agréable.
Voici, par pays, un coup de coeur et une déception:
Égypte
Coup de coeur: Abu Simbel
Déception: le harcèlement des vendeurs
Jordanie
Coup de coeur: Petra la magnifique
Déception: Aqaba la touristique
Allemagne
Coup de coeur: Anaïs
Déception: la météo
Pays-Bas
Coup de coeur: le charme d'Amsterdam
Déception: le meat market d'Amsterdam
Angleterre
Coup de coeur: le British Museum
Déception: mon lendemain de brosse majeur
Islande
Coup de coeur: tout!
Déception: l'annulation de notre visite de volcan pour cause de volcan ayant arrêté de tousser
Évidemment, cette liste n'est pas représentative du voyage au complet: les déceptions auront été outrageusement dominées par les coups de coeur. Plus de 3 000 km en auto louée dans trois pays différents, plus de 15 000 km volés en avion au cours de 9 vols, un minimum de trois marathon de marche, une dizaine de km de vélo. Pas mal. En près de cinquante jours à trottiner la planète, la liste des découvertes et des gens rencontrés est longue.
Parlant de gens. Je vous ai déjà parlé de ma rengaine comme quoi on oublie les villes, musées et paysages, et que l'on bombarde ces endroits de photos pour garder les souvenirs vivants. Et que, en contrepartie, on oublie pas les gens spéciaux rencontrés à travers notre route, peu importe le temps passé avec eux. De façon chronologique, Leon, Naaz, Zee, Lorraine, Verena, Anaïs, JD & Bruno, Ed, Alex & Cath, Alex #2, Sebastian. Le futur dictera avec lesquels je garderai contact, mais peu importe le suite, ils seront tous immortalisés dans mon coeur.
D'ailleurs, un autre merci spécial à JD et Bruno pour avoir étés des compagnons de voyage exemplaires, pour m'avoir enduré et pour toutes nos dérives que je n'oublierai pas. Votre compagnie m'aura permis de traverser des rivières (hehehe...).
La chance aura étée -comme à mon habitude- de mon bord du début à la fin du voyage. Aucun bagage perdu, aucun retard de vol ou manque de correspondance, pas de perte, pas de vol, une température clémente (on s'est fait bronzer à Londres et en Islande!). De quoi redonner le goût de partir...
Je crois bien que c'est la dernière entrée de mon blog avant un bon bout de temps. Je vais peut-être agrémenter mes postes précédents de photos, peut-être pas. Elles seront de toute façon sur Facebook lorsque j'aurai décidé lesquelles des 1500 prises méritent d'être partagées. D'ici, so long. Pour les quelques courageux qui m'auront suivis, j'espère que vous avez eu autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à écrire. Ce n'est qu'un au revoir...
***
Montréal, 29 mai,samedi matin, 8AM. En terrain connu. J'ai le blues. Ça va passer...
***
Montréal, 15 juin,mardi après-midi, 4PM. En terrain connu. J'aurai le tract. J'espère que ça ne passera pas...
Voici, par pays, un coup de coeur et une déception:
Égypte
Coup de coeur: Abu Simbel
Déception: le harcèlement des vendeurs
Jordanie
Coup de coeur: Petra la magnifique
Déception: Aqaba la touristique
Allemagne
Coup de coeur: Anaïs
Déception: la météo
Pays-Bas
Coup de coeur: le charme d'Amsterdam
Déception: le meat market d'Amsterdam
Angleterre
Coup de coeur: le British Museum
Déception: mon lendemain de brosse majeur
Islande
Coup de coeur: tout!
Déception: l'annulation de notre visite de volcan pour cause de volcan ayant arrêté de tousser
Évidemment, cette liste n'est pas représentative du voyage au complet: les déceptions auront été outrageusement dominées par les coups de coeur. Plus de 3 000 km en auto louée dans trois pays différents, plus de 15 000 km volés en avion au cours de 9 vols, un minimum de trois marathon de marche, une dizaine de km de vélo. Pas mal. En près de cinquante jours à trottiner la planète, la liste des découvertes et des gens rencontrés est longue.
Parlant de gens. Je vous ai déjà parlé de ma rengaine comme quoi on oublie les villes, musées et paysages, et que l'on bombarde ces endroits de photos pour garder les souvenirs vivants. Et que, en contrepartie, on oublie pas les gens spéciaux rencontrés à travers notre route, peu importe le temps passé avec eux. De façon chronologique, Leon, Naaz, Zee, Lorraine, Verena, Anaïs, JD & Bruno, Ed, Alex & Cath, Alex #2, Sebastian. Le futur dictera avec lesquels je garderai contact, mais peu importe le suite, ils seront tous immortalisés dans mon coeur.
D'ailleurs, un autre merci spécial à JD et Bruno pour avoir étés des compagnons de voyage exemplaires, pour m'avoir enduré et pour toutes nos dérives que je n'oublierai pas. Votre compagnie m'aura permis de traverser des rivières (hehehe...).
La chance aura étée -comme à mon habitude- de mon bord du début à la fin du voyage. Aucun bagage perdu, aucun retard de vol ou manque de correspondance, pas de perte, pas de vol, une température clémente (on s'est fait bronzer à Londres et en Islande!). De quoi redonner le goût de partir...
Je crois bien que c'est la dernière entrée de mon blog avant un bon bout de temps. Je vais peut-être agrémenter mes postes précédents de photos, peut-être pas. Elles seront de toute façon sur Facebook lorsque j'aurai décidé lesquelles des 1500 prises méritent d'être partagées. D'ici, so long. Pour les quelques courageux qui m'auront suivis, j'espère que vous avez eu autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à écrire. Ce n'est qu'un au revoir...
***
Montréal, 29 mai,samedi matin, 8AM. En terrain connu. J'ai le blues. Ça va passer...
***
Montréal, 15 juin,mardi après-midi, 4PM. En terrain connu. J'aurai le tract. J'espère que ça ne passera pas...
jeudi 27 mai 2010
Islande
Paysages glauques sous le brouillard de l'aube. Des plaines infinies, couleur charbon, d'où s'élèvent tels des forteresses d'innombrables pics noirs. Une montagne triangulaire et imposante au loin. Il ne manque qu'un œil flamboyant à son sommet pour pouvoir dire que nous sommes entrés dans les terres de Mordor!
Vingt kilomètres.
Sommes nous dans le désert? Des plateaux rouges, crevassés, des pics innombrables. Des buissons maigres, des touffes de foin et d'herbe par-ci et là.
Vingt kilomètres.
Retour à la plaine. Luxuriante. Une étendue émeraude lacérée par des dizaines de rivière d'un bleu pur. Au loin, des montagnes immenses aux pics enneigés. Des chutes défiant les lois de la physique tombent des falaises.
Vingt kilomètres.
Blanc bleauté. Souliers à crampons de métal, pic à glace et casque. Le plus massif glacier d'Europe, sous nos pieds, nous rapelle à quel point nous sommes petits. Le lac glaciaire, où flottent d'innombrables icebergs, reflète le soleil à travers ses eaux limpides.
Un autre vingt kilomètres? Non.
C'est bientôt l'heure du départ, le sablier se meurt. Le douloureux retour est imminent. Nostalgie.
Vingt kilomètres.
Sommes nous dans le désert? Des plateaux rouges, crevassés, des pics innombrables. Des buissons maigres, des touffes de foin et d'herbe par-ci et là.
Vingt kilomètres.
Retour à la plaine. Luxuriante. Une étendue émeraude lacérée par des dizaines de rivière d'un bleu pur. Au loin, des montagnes immenses aux pics enneigés. Des chutes défiant les lois de la physique tombent des falaises.
Vingt kilomètres.
Blanc bleauté. Souliers à crampons de métal, pic à glace et casque. Le plus massif glacier d'Europe, sous nos pieds, nous rapelle à quel point nous sommes petits. Le lac glaciaire, où flottent d'innombrables icebergs, reflète le soleil à travers ses eaux limpides.
Un autre vingt kilomètres? Non.
C'est bientôt l'heure du départ, le sablier se meurt. Le douloureux retour est imminent. Nostalgie.
samedi 22 mai 2010
Au revoir, Londres!
C'est fait. Je suis en avion. Avant même de vous parler de Londres, je dois fêter cette bonne nouvelle: nous décollons pour l'Islande dans quelques minutes. Par la suite, plus aucun tracas. Au pire, le volcan peut s'amuser autant qu'il veut, je rentrerai à la maison quand il me laissera le faire!
Londres. Je n'avais aucune attente pour cette ville. En fait, je me disais seulement que cette ville devait être pleine... d'anglais. Et vous me connaissez, c'est pas une qualité dans ma tête! Ben, that's what I got for being close-minded! Quelle ville magnifique. Grand, propre, pratique, joli, culturel, sportif, plein de jardins royaux, de pubs et d'architecture gothique. Je ne garderai que trois mauvais souvenirs:
1: un taux de change absurde - 4$ pour un café
2: une cuisine locale... Dont la grande spécialité semble être les fish & chips
3: comme dirait Annie Pelletier, quatre jours, c'est pas assez!
Points forts de Londres et ses environs:
- Tous les bâtiments de la vieille ville, particulièrement le palais de justice, la Tour de Londres et le Pont Couvert
- La brosse mémorable du pub crawl ayant réduit le nombre de jours utilisables de Bruno à 2 1/2.
- Ma journée en solo à Salisbury, Amesbury, Stonehenge et les parages. Pour certains, ce ne sont que des cailloux taillés par l'homme sur un bout de terre... Je leur répondrai: les Pyramides et Notre-Dame de Paris aussi.
- Notre tentative -enfin fructueuse- d'aller voir un show underground! Nous avons pu entendre une harpiste chantant à la Karkwa (mais en anglais, évidemment) ainsi qu'un groupe assez jeune ala Pascale Picard meet Lady Gaga folk rock.
Takk de me lire (merci en islandais!). Prochain update rapide si, cette fois-ci, j'ai accès à Internet! Oh. Et ma barbe des séries oversea commence à être fournie... si je suis pour la garder pendant encore une autre série (finale!) on est mieux de la gagner.
Londres. Je n'avais aucune attente pour cette ville. En fait, je me disais seulement que cette ville devait être pleine... d'anglais. Et vous me connaissez, c'est pas une qualité dans ma tête! Ben, that's what I got for being close-minded! Quelle ville magnifique. Grand, propre, pratique, joli, culturel, sportif, plein de jardins royaux, de pubs et d'architecture gothique. Je ne garderai que trois mauvais souvenirs:
1: un taux de change absurde - 4$ pour un café
2: une cuisine locale... Dont la grande spécialité semble être les fish & chips
3: comme dirait Annie Pelletier, quatre jours, c'est pas assez!
Points forts de Londres et ses environs:
- Tous les bâtiments de la vieille ville, particulièrement le palais de justice, la Tour de Londres et le Pont Couvert
- La brosse mémorable du pub crawl ayant réduit le nombre de jours utilisables de Bruno à 2 1/2.
- Ma journée en solo à Salisbury, Amesbury, Stonehenge et les parages. Pour certains, ce ne sont que des cailloux taillés par l'homme sur un bout de terre... Je leur répondrai: les Pyramides et Notre-Dame de Paris aussi.
- Notre tentative -enfin fructueuse- d'aller voir un show underground! Nous avons pu entendre une harpiste chantant à la Karkwa (mais en anglais, évidemment) ainsi qu'un groupe assez jeune ala Pascale Picard meet Lady Gaga folk rock.
Takk de me lire (merci en islandais!). Prochain update rapide si, cette fois-ci, j'ai accès à Internet! Oh. Et ma barbe des séries oversea commence à être fournie... si je suis pour la garder pendant encore une autre série (finale!) on est mieux de la gagner.
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