dimanche 1 juillet 2012

Florence et Lyon

Et voilà, c'est toujours de cette manière que j'écris mes blogs. Dans un endroit pas possible, d'une heure pas possible, généralement "mildly intoxicated". Cette fois ne fera pas exception! En ordre, merci l'avion pour me permettre d'écrire au milieu d'une faille majeure de l'océan Atlantique (who cares?), merci décalage horaire, et merci AirFrance et son plus-que-tout-inclu. 

Cette fois, c'est un blog voyage 2 en 1, un peu cheap (y a des 2 pour 1 pas cheap? (en fait oui, y en a au Canard Goulu)). De retour de congrès, Florence et Lyon. Tout ça en pleine grève étudiante majeure. Que j'en vois un me dire qu'il m'est interdit de défendre les étudiants alors que je me pète la face entre deux continents! Y a personne qui va me dire ça, et celle qui me le dira est pas encore née esti! (t'es célèbre biatch). 

Trève de stupidités. Florence! Ma première incursion en territoire italien. Comme certains m'avaient prévenus, la déception est impossible. Je leur accorde. Florence est une ville-photo prise en pleine effervescence de la Renaissance. Tout est concordant, tout est harmonieux, optimiste, intellectuel. Les toits rouges se suivent, entrecoupés de cathédrales, chapelles, statues, ruelles, gellatarias et trattorias. Le tout évidemment entrecoupé d'un "fleuve" et de nombreux ponts, ajoutant des opportunités photos infinies à une ville déjà bien remplie. 

Ici, ça suinte l'italien. Ou les italiens suintent, un ou l'autre. Expressifs encore plus que nos parodies les plus extrêmes, les italiens sont sympa, intenses, extrêmement bien OU mal habillés, verbaux et... gesticulent encore plus qu'on peut l'imaginer. Clairement, un florentin sans main est un florentin muet. Mais toujours sympa, bien sûr. 

Et la bouffe, elle? Mikes ne pourrait mieux le dire : pizza et pasta! Mais là s'arrête la différence. Lorsque la plus typique et conventionnelle pizza suffit à faire rougir la Piazetta (à Québec!) et que les gnocchis, tortellinis, risottos et lasagnes florentines sont aux pâtes d'Amérique ce que la poutine d'Ontario l'est à celle du Québec, on peut clairement se compter chanceux. Mais clairement, après quelques platées de pâtes et plus de pizza qu'on peut s'en rappeler... le tout devient quelque peu redondant. Heureusement, le Chianti et autres vins de la Toscane se chargent de lentement mais sûrement abroger notre mémoire, ou du moins agrémentent avec classe (habituellement) nos soirées. 

Ajout inhabituel : j'y ai rencontré des amis -eux-mêmes rencontrés à Porto plus de 8 mois auparavant- qui me manquaient! Le "Porto Fantastic 5"'était presque complet, réunissant Maria, anglaise, Mia, portugaise, et Daniel, hollandais (et moi, hein!). Sympa! À quand la prochaine fois? P.S. Les jeunes couples sont parfois fatiguants.

Et la suite maintenant. L'agréable (NOT (© Bev "Ultrabiatch" Oda)) voyage de nuit en train entre Florence et Lyon. Passer à travers les Alpes est une expérience merveilleuse, d'une beauté sans fin. Quand c'est de jour. De nuit, comme dirait Shakespeare, on y voit fuck all. Tout ça dans une cabine pour 6. Je croyais qu'elle était pour 4 tellement mon "lit" semblait être un support à bagages... Au moins, on n'était que 3 dans la cabine! Ou du moins... c'est ce que je croyais. Quelques toussotement et étouffements ont confirmé qu'un bébé naissant partageait ma cabine. Scheisse-motherfucking-shit-crap-merde. Heureusement, il fut plus que tranquille! Et je ne comprends toujours pas comment ce bébé -interpelé comme "le nain" par ses parents- aura pu résister au tonitruants ronflements de son français de père. Bon, la frustration est évacuée. Une nuit de perdue, dix de retrouvées right?

Lyon. Aussi appelée "la ville dont je n'ai aucune attente parce que j'ai pas préparé mon voyage". Et bien. Un seul mot, valide pour toutes les catégories, WOW! 

Première catégorie : la ville. Disposée élégamment sur une presqu'île créée par le Rhône et la Saône, comportant deux collines distinctes hors presqu'île, Lyon est magnifique. La vieille ville, avec ses ruines romaines, ses églises démesurées et ses pubs incroyables remplissent une première colline, phare d'accueil de Lyon. Dans la presqu'ile, la ville vibrante elle-même. Restaurants magiques, squares innombrables, Hotêl de Ville, opéra, cathédrales, magasins, boucheries, boulangeries, "bouchons lyonnais" (nom donné aux restaurants typiques du coin), magasins de haute couture et transport en commun inégalable se côtoient, chaque bâtiments pouvant prétendre à un prix d'architecture. Sur une deuxième colline, le coeur de la Croix-Rousse. Un croisement entre le charme du quartier St-Jean-Baptiste de Québec, de l'effervescence culturelle du Mile-End de Montréal en ajoutant une touche lyonnaise -évidemment- avec ses innombrables traboules (passages étroits sous des bâtisses reliant les ruelles entre elles), son architecture classique et sa vue imprenable sur le reste de Lyon. Et des escaliers interminables, auxquels mes mollets doivent 48h de douleur!

Deuxième catégorie : la bouffe. Parce que, juste wow. Rochers de risotto aux escargots. Andouillette à la moutarde de dijon. Salade savoyarde. Boudin magique (de par son goût, hein!, rien de comparable aux brownies magiques d'Amsterdam!). Torchon de foie gras gargantuesque (monstrueux, épique. J'en ai presque eu TROP, et je le partageais...). Tartare de boeuf à l'andalou (that's how it should be done). Tartiflette savoyarde. St-Marcellin et lardons frits. Moelle et cervelet, pour les amateurs de goût mais surtout de texture (comme moi!). Rosette de Lyon. Capuccino de cèpes et fois gras (mon highlight personnel). Reblochonnade. Et tout le reste. Et ça, c'est avant même de considérer l'accompagnement divin, le vin français, particulièrement le Côte-Du-Rhône, dans toutes ses déclinaisons. Je vais longtemps rêver de Lyon, capitale mondiale de la gastronomie. De toute façon, je garde un minimum de 5 lbs de souvenir quelque peu mollet qui me rappellera les excès de Lyon pendant encore quelques semaines...

Dernière -et troisième- catégorie : revoir Marc et Sabina, avec qui j'ai vraiment apprécié l'Europe pour la première deuxième fois (parce qu'à 16 ans, c'était encore trop tôt pour mon immature esprit). Nous aurons parcouru la ville, dégustés les meilleurs plats, vidé les caves à vin (on peut toujours rêver!), jasé de tout et de rien, comme on l'aura fait quelques 4 ans plus tôt. Non, Sab, I won't be a stranger ever again! 

Bon voilà, beaucoup de texte pour à peine 10 jours et quelques miettes de voyage. Mais faut bien se remettre en forme!

La suite? Selon toute logique -en fait, selon l'acceptation ou non de notre visa- ce sera un mois partagé entre l'Iran et la Géorgie, dès cet été. Ma fascination pour les pays musulmans est sans fin, et j'ai hâte plus que tout à ce voyage, que je partagerai avec joie avec Anaïs (et oui,  celle-là même des blogs d'Allemange, devenue ma compagne inséparable!). À bientôt. 

1 commentaire:

  1. Je vais te laisser un commentaire, comme ce sera le dernier (vu que je serai avec toi dès demain).

    J'ai hâte de partir 1000.

    Première fois qu'on passe autant de temps intensivement depuis 2 ans. C'est tout dire.

    T'm xx

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